• Des cartes pour comprendreJe suis ravie de voir sur les blogs fleurir des articles sur les cartes mentales et des idées de démarches intéressantes pour se lancer. A mon tour de continuer ma série d’articles commencée ICI, LA, et LA, en essayant de résumer ce que j’ai mis en place dans ma classe lors de la rédaction de mon mémoire CAPA-SH (téléchargeable sur le site de Daniel Calin).

    Pour faire court, je me suis intéressée à l’intérêt que pouvaient avoir les cartes heuristiques pour mes élèves particuliers dans un exercice de restitution d’un conte.

    Mon idée de départ c’était de leur faire mémoriser un conte pour qu’ils puissent ensuite le raconter à leurs pairs. Sachant qu’ils n’étaient pas tous lecteurs cette année-là, j’ai choisi de leur lire moi-même le conte choisi, d’évaluer ensuite ce qu’ils en avaient retenu pour choisir à bon escient les activités à mettre en place pour les aider à le comprendre et à le mémoriser.


    Ceux d’entre vous qui se lancent dans les cartes mentales en ce moment prennent conscience que le choix des supports est difficile au début, on ne sait pas nous même à quoi va ressembler la carte qu’on veut produire, on a du mal a envisager ce que les élèves vont produire. Une solution ? S’entraîner à la maison, choisir un corpus de textes, essayer de les représenter, se mettre en position d’élève et voir ce que ça donne…


    C’est ce que j’ai fait avec plusieurs contes… pour finir par en choisir un type bien spécifique qui me semblait adapté au profil de ma classe car il regroupe (1) des aides à la compréhension et à la mémorisation mais aussi (2) des obstacles intéressants à analyser.

    Voici le conte que j’ai choisi : « La drôle de maison » --> ICI

    Et dont j'ai ébauché une carte --> LA

    (1) Il s’agit d’un conte de randonnée. Sa structure est cumulative : un jour de vacances, une cruche tombe d’une voiture, des animaux de taille croissante s’y réfugient jusqu'à la chute : un ours casse la cruche et tous les animaux s’éparpillent dans la nature. Une ritournelle vient rythmer la succession des événements. Ce genre de récit sollicite une activité mémorielle intense, reposant sur la représentation des différents éléments dans leur ordre d’apparition. Cette structure est bien connue des enfants. Elle est une aide à la compréhension et à la mémorisation comme l’explique C. Delannoy : «  A l’écoute d’un récit, dès que des indices en nombre suffisant nous indiquent qu’il s’agit d’un récit de tel type, nous activons le schème correspondant qui d’une part constitue une aide à l’interprétation et un horizon d’attente, d’autre part en facilite la mémorisation. » (Une mémoire pour apprendre, 1994, p. 49).

    (2) Voici résumées les principales difficultés du conte pour mes élèves (qui je le rappelle sont en CLIS et ne savent pas tous ce qu’est un lièvre, ou ne comprennent pas tous qui parle dans un dialogue s’ils n’ont pas d’illustrations sous les yeux).

    Difficultés Lexicales

    Difficultés Sémantiques

    Difficultés de représentation

    Lexique à mémoriser : souris, grenouille, lièvre, renard, ours, queue touffue, velu

    Expressions : « qui se mouille »,  « vif comme le vent » et la ritournelle

    Lieu et époque

    Situation initiale / finale

    Ordre d’arrivée des personnages

    Structure des dialogues, inversions.

    Dessiner les animaux

    Représenter les dialogues

    Représenter l’ordre de prise de parole

    Je ne détaillerai pas ici ce que j’ai mis en place pour remédier aux difficultés lexicales et sémantiques, tout est dans mon mémoire , mais je vais essayer de vous restituer la démarche de représentation du conte sous forme de carte mentale avec quelques exemples en images (cependant, il me semble qu’il faut avoir bien en tête que sans ce travail simultané sur le lexique et le sens, le passage « en carte » n’aurait été ni possible, ni constructif à cette étape de leur scolarité)

    Alors concrètement, comment on  fait ? Pour quel résultat ?

    Des cartes pour comprendre

    Pour aboutir à ce résultat, qui peut paraître très opaque à un regard extérieur mais qui reste clair pour son auteur même des mois après, nous commençons par réfléchir ensemble à des symboles. Pourquoi ?

    Mes élèves sont peu enclins au dessin, même spontané. Ils sont très demandeurs de modèles et dévalorisent souvent leurs productions. Quand je leur ai demande de dessiner le conte, cela a provoqué une réaction de rejet de trois d’entre eux. Les autres, même s’ils ont répondu à ma demande, ont produit des dessins qu’ils ne savaient pas toujours reconnaître après coup et donc inopérants en tant qu’indices de rappel en mémoire.

    J’ai donc choisi de faire imaginer à mes élèves un code et des symboles pour représenter simplement et précisément les éléments du conte. Encoder ses propres symboles demande d’être capable de synthétiser l’information, de se focaliser sur l’essentiel, de laisser les détails de côté et d’abstraire les caractéristiques physiques d’un objet.

    En voici quelques uns …

    Des cartes pour comprendre

    Puis on passe a la réalisation de la carte en elle-même. Comme le préconise la démarche heuristique, les élèves dessinent d’abord une image centrale simple à laquelle ils associent le titre de l’histoire

    En voici quelques-unes…

    Des cartes pour comprendre

    Nous découpons ensuite le conte en « Idées Forces », toujours selon la démarche classique de réalisation d’une carte heuristique. En gros pour ce conte, nous en choisissons 5…

    1-Le cadre spatio-temporel : il me semble important de situer l’action dans l’espace et dans le temps. Ce sont deux éléments difficiles à mémoriser pour mes élèves.

    Des cartes pour comprendre

    2-Les personnages : la représentation de la catégorie « personnages » découle du travail de recherche de symboles effectué en grand groupe. Spontanément, les élèves dessinent les symboles dans l’ordre d’apparition des personnages. Certains tiennent à inscrire en toutes lettres les noms des animaux et leurs caractéristiques.

    Des cartes pour comprendre

    3 et 4 -La situation initiale et la situation finale : bien repérées par les élèves, après le travail collectif d’analyse, elles sont facilement schématisées.

    Des cartes pour comprendre

    Pour ces 4 idées forces, le travail peut se faire en autonomie. Il suffit de différencier les supports de travail. Par exemple, on peut tracer au préalable les branches principales pour et ajouter les branches des sous-catégories seulement pour ceux qui le demandent. On peut se libérer du temps pour assister plus particulièrement les élèves en grande difficulté ou qui souhaitent mettre beaucoup de texte sur leur carte (certains chez moi on du mal a se repérer sur l’espace feuille).

    5-Les étapes intermédiaires : la, j’avoue c’est beaucoup plus difficile à « mettre en carte ». Notamment à cause des dialogues et de l’accumulation d’informations. Un étayage rigoureux et appuyé permet d’aboutir à une représentation assez complexe en réinvestissant un travail préalable sur la schématisation : bulles,  numérotation des prises de paroles et, à la demande des élèves, premier mot des phrases à rappeler.

    Des cartes pour comprendre

    Je vous mets ici deux autres réalisations de mes élèves, dont celles de mon petit K., maintenant en IME et et pour qui ce fut un travail très difficile ...mais qu'à sa manière il a reussi à mener à bien!

    Des cartes pour comprendre

    Des cartes pour comprendre

    Il faut environ 5 séances de 30 minutes à des élèves de CLIS pour aboutir à ce résultat, sans compter les séances préalables de questionnement du conte, de recherche de symboles…

    Vous trouverez une fiche de prep de la séquence complète --> LA

    Après une pause de 15 jours, j’ai demandé à chaque élève une restitution du conte avec la consigne suivante  «  Raconte moi l’histoire de La drôle de maison ». J’avais prévu un QCM au cas ou le rappel ne donnerait pas de résultats, et chaque élève a eu le choix de regarder ou non sa carte personnelle avant de commencer sa restitution. Je ne vous détaille pas les résultats ici, mais globalement, les restitutions sont très bonnes, la syntaxe est claire et la carte sert clairement de référence en cas d’oubli de certains détails.

    Ce qui est super intéressant, c’est que mes plus grands se sont emparés de la technique pour créer leur propre conte, en changeant simplement les divers éléments de chaque catégorie…J’ai eu droit au conte de « La niche », ou 5 animaux s’entassent dans une niche de chien bien trop petite, ou de « L’aquarium », ou un énorme requin essaye de rentrer sous un caillou ou se cachent déjà une crevette, une anémone, un poisson et un crabe…

    J’ai vu sur le net des exemples de mise en carte de contes beaucoup plus complexes, s’appuyant sur le schéma quinaire, en particulier dans une classe de 6eme --> ICI.

    Cet article n’est qu’un exemple de démarche, pas un modèle, mais il me semble, de par les échanges que j’ai pu avoir sur les forums ou le blog qu’une fois l’idée de carte heuristique adoptée…c’est le comment faire qui questionne beaucoup, à vous d’essayer et d’adapter tout ça à vos supports, vos projets, vos élèves…

    A vous de jouer !


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  • Des nouveaux liens

    Les blogs ASH commencent à se multiplier, c'est super ! Vous trouverez mes favoris dans la liste de liens sur la gauche. Je viens de rajouter deux petits nouveaux.

    Bienvenue donc dans la blogosphere à Meroute (enseignante en CLIS) et à Onaya (en IME). Longue vie à leurs blogs !


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  • Jeu des familles des nombres

    Voici un petit jeu de familles de nombres pour rebrasser différentes représentations, inspiré d'un jeu de chez Nathan, à découper, imprimer sur du papier type bristol et à plastifier.

    Télécharger la version sans aide --> ICI

    Télécharger la version avec aide (bande numérique) --> LA

    Télécharger une version avec carte nombre (pour TataN et les autres)--> ICI

     (images du jeu : Lakanal)


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  • Evaluations diagniostiques 2012

    Le mois d'Aout est la période propice à une réflexion sur l’évaluation (comment ça vous préférez aller à la plage ?).

    Vous pourrez trouver un article sur l’évaluation et l'observation des élèves ICI et LA ainsi que mes outils de l'an dernier.

    Cette année, pas de rentrée pour moi. Alors je vous invite à aller faire un tour sur le formidable blog de Tampopo. Elle a commencé à mettre en ligne ses évaluations pour 2012 et comme d'habitude c'est très bien réfléchi, très bien structuré et "clef en main". 

    Voici un lien direct -->  LA


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  •  Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2On me demande souvent ici ou ailleurs ce que j'utilise comme supports en maths. Quelle méthode, quel fichier ? En CLIS c'est assez difficile de se contenter d'une seule méthode, un mix de plusieurs approches semble plus adapté aux besoins des nos élèves. Je travaille de façon très ritualisée, vous l'aurez remarqué, mais pour que tout ça prenne du sens, situations problemes et situations complexes doivent avoir toute leur place dans l'organisation des apprentissages. Ces situations, pas besoin de les inventer, elles sont dans la plupart des ouvrages pédagogiques. Cela demande cependant du temps de repérer celles qui nous parlent, celles qui vont parler à nos élèves. Celles qui vont les aider à faire sens.

    Amener les élèves à construire le nombre c’est les amener à donner du sens au nombre.

    Connaître la suite numérique de 10 en 10 (parce que tous les jours lors du rituel on la répète avec plaisir) tout en n’étant pas capable d’isoler 5 objets d’une collection ce sont des comportements classiquement observés chez les élèves en difficultés. Tout comme savoir dire que dans 125 il y a 12 paquets des 10 sans faire le lien entre cette décomposition canonique du nombre et une situation concrète ou on demanderait combien de carnets de 10 timbres il nous faut pour en avoir 125… Avoir recours au surcomptage dès qu’une situation additive se présente ...(d’après Brissiaud c'est un marqueur de la grande difficulté et c’est un comportement classique des élèves de Segpa)…

    Bref, comprendre le nombre c’est à la fois savoir à quoi il sert et comment il fonctionne. L’un va difficilement sans l’autre et quand c’est le cas, les compétences observées ne sont pas transférables.

    J'avais tenté un petit blabla théorique sur l’évaluation en maths LA. Je vais essayer de lister ici quelques situations qu'on pourrait qualifier "de référence" dans l'apprentissage du nombre au cycle 2 ainsi que les ouvrages pédagogiques dans lesquels on peut les trouver plus détaillées. Ce terme de situation de référence, je pense qu'il ne faut pas l'entendre comme situation incontournable, obligatoire (ce qui serait bien culpabilisant si on ne les mettait pas en place dans nos classes)… mais plutot comme une situation que l’on peut proposer et à laquelle on pourra "faire référence" par la suite pour aider les élèves à faire du lien entre les activités : "Rappelle toi, cette soustraction c’est comme quand on fait le jeu du greli-grelo… "

    Le nombre est un outil pour résoudre des problèmes...vous trouverez cette définition du nombre dans de multiples ouvrages. D’où l’idée de donner des problemes à résoudre à nos élèves ;) et d'organiser les progression pour les aider à passer d'une résolution non numérique à une résolution mettant forcement en œuvre le nombre (Je me rappelle qu'à l'IUFM je me demandais bien comment ils allaient l'avoir cette révélation. En observant nos zozos, on me rend bien compte que ce n'est absolument pas miraculeux et que sans y mettre des mots, de l'explicite, on ne fixe rien, et que malheureusement c'est souvent cette phase de mise en mot, d'"institutionnalisation" qui pêche dans nos séances).

    Si on se base sur ce schéma récapitulant les 3 fonctions du nombre, on peut détailler pour chacune d'elle quelques situations intéressantes.

    Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2 

    Le but du jeu au cycle 2 serait de passer de situations pouvant être résolues sans faire appel au nombre à des situations ou il va devenir nécessaire de mettre en œuvre autre chose que du terme à terme, de l'appariement de collections. On organise les progressions pour aider les élèves à passer d'une résolution non numérique à une résolution mettant forcement en œuvre le nombre. Cela passe par une augmentation des quantités, une mise a distance des collections à comparer, un délai dans le temps qui incitera à utiliser le nombre en tant que symbole. (Je me rappelle qu'à l'IUFM je me demandais bien comment ils allaient l'avoir cette révélation. En observant nos zozos, on me rend bien compte que ce n'est absolument pas miraculeux et que sans y mettre des mots, de l'explicite, on ne fixe rien, et que malheureusement c'est souvent cette phase de mise en mot, d'"institutionnalisation" qui pêche dans nos séances...).

    1-Le nombre "mémoire de la quantité "

    --> Réaliser une collection qui a autant d’éléments qu’une collection de référence Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2
    --> Compléter une collection pour qu’elle ait autant d’éléments qu’une collection de référenceSituations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2--> Réaliser une collection qui doit être le double, le triple…d’une collection de référenceSituations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2 --> Comparer des collectionsSituations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2 

    2-Le nombre "mémoire du rang "

    --> Mémoriser la place d’une objet dans une sérieSituations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2 

    3-Le nombre "pour anticiper"

    --> Le résultat de la réunion ou de la séparation de collections

    Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2

    Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2

    --> Le résultat du partage d'une collection

    Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2

     Situations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2
    --> Le résultat d’échanges d'objets de valeurs différentesSituations problèmes de référence pour construire le nombre au cycle 2

    Cette liste n'est bien sure pas exhaustive. Elle s'appuie sur le découpage proposé dans les ERMEL et reprend ce que j'ai aimé mettre en place dans ma classe. Vous connaissez et utilisez surement d'autres activités, dont l'habillage est différent mais qui font travailler les mêmes compétences.

    Cette dernière situation  est une bonne transition pour passer à une 2eme aspect du nombre, le nombre en tant qu'objet de savoir...A venir d'autres exemples pour travailler cet aspect avec vos élèves.

    Les images de cet article peuvent être retrouvées sur le site de ma circonscription  : ICI.

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  • Un petit up pour ce rituel ;) (article originalement publié en octobre 2011)

    Voici un petit rituel que mes élèves adorent : il leur permet de parler d’eux-mêmes sans que cela vire au quoi de neuf interminable tout en faisant des maths sans s’en rendre compte. C’est un des rituels que je mettais en place dans ma classe en Louisiane, où au delà de l’aspect mathématiques de la chose, il permettait de faire beaucoup parler les élèves en français !

    Deux fois par semaine, je griffonne un petit dessin au tableau pour symboliser le thème du jour. Rien que ça mes zozos adorent : ils essayent de deviner quelle va être la question à partir des symboles qu’ils reconnaissent… 

    Par exemple :La question du jour 

    Je commence en général par répondre moi-même à la question, puis chacun leur tour les élèves prennent la parole. Je garde une trace des réponses selon un code qui varie selon le type de question et selon mon objectif du moment. 

    Par exemple :

    La question du jour

    Pour analyser ce tableau, on compte combien d’élèves en tout ont un ordinateur, combien d’élèves n’en ont pas… En faisant la somme de ces deux nombres on vérifie que l’on obtient bien le nombre de personnes présentes en classe ce jour là.  

    Pour certaines questions, on peut garder une trace sous forme de diagramme de Venn.

    La question du jour

     Pour d’autres, un diagramme en bâton sera plus intéressant.

    La question du jour

    Sur cet exemple, on peut faire remarquer aux élèves quel est le mois o ù il y a le plus d’anniversaire, celui o ù il y en a le moins…Toujours en vérifiant bien que le total des cases grisées correspond au nombre de personnes participant au jeu.

    Pourquoi ne pas élargir le « pannel » et poser des questions aux autres classes… Avec une question apparemment sans intérêt, comme « combien y a-t-il de boutons sur ta tenue aujourd’hui ? » ou d’autres plus « concrètes » comme « quelle chaîne de télévision as-tu regardé hier » on peut obtenir divers types de graphique et faire des statistiques sans en avoir l’air …

    La question du jour

    Nous construisons petit à petit, à une échelle tout modeste, diverses façons d’organiser des données et de les analyser. Pour les aider à prendre conscience que cela peut les aider à résoudre des problèmes de la vie courante, j'utilise parfois ce rituel pour régler des questions concernant  la vie de classe comme "entre ces trois albums, lequel voulez-vous que je lise demain ?" ou "quelle recette de gâteau préférez-vous réaliser ce mois-ci ?".

    Si vous lisez l'anglais voici un petit lien rigolo -- > ICI

    A venir un autre petit jeu pour faire des probabilités l'air de rien -- > Coming soon.

    Enfin, si vous tentez dans votre classe, laissez-moi en commentaires les questions qui ont le mieux fonctionné pour vos élèves ! Merci d'avance!

    Un lien vers les idees de DixMois -- >  ICI




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  • Je remonte cet article ;), il me semble d’actualité! (article originalement publié en aout 2011)

    De multiplies biais sont imaginables pour lancer le rituel "chaque jour compte" en classe. Aux États-Unis les enseignants utilisent souvent cet album, dont le texte sonne malheureusement beaucoup mieux en anglais qu'en français.

    Chaque jour compte : enroler les éléves

    Dans la classe d'Emily,  la maîtresse annonce aux élèves qu'ils vont avoir un cahier dans lequel chaque jour ils écriront un nombre, et quand ils atteindront le 100ème jour d'ecole il feront une grande fête. Les élèves pensent qu'ils n'arriveront jamais à 100! La suite est une succession d'anecdotes relatives à chaque nombre.

    Je ne le lis pas en entier à mes élèves le premier jour pour ménager le suspense, de plus certaines anecdotes ont peu de sens chez nous car trop fortement corrélées à la culture américaine. Cependant cet album reste un  support intéressant pour enrôler les élèves et leur proposer de faire "la même chose" que dans la classe d'Emily. Tous les jours nous commençons le rituel en ouvrant le livre au nombre du jour et en lisant ce qui arrive à Emily et on finit par "et chez nous, que se passe t'il le ......ieme jour d'ecole?"


    Si vous comprenez l'anglais, regardez cette vidéo d'un père en train de lire l'album à son enfant...Entendre le gamin riant aux éclats redonne la pêche à coup sûr !

     


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  • Ajout de liens vers les lunettes du 100eme jour en fin d'article !!

    La fête du 100ème jour d'école

    Le 6 avril, nous avons fêté le 100eme jour d’école avec les élèves de CP et de CP-CE1.

    Deux semaines avant le jour J, pour lancer les festivités et motiver les troupes, nous avons choisi de mettre les élèves face à une situation complexe.

    Chaque classe a dû réfléchir à la question suivante :

     « Le 100eme jour d’école, nous allons faire une photo avec 100 élèves de l’école. Sur cette photo il y aura les élèves de CLIS, les élèves de CP et les élèves de CP/CE1. Combien d’élèves des autres classes devront se joindre à nous ? ».

    Chaque classe a cogité de son côté, les élèves ont mis en œuvre des procédures variables selon leur niveau, il a fallu plus ou moins découper la tache, plus ou moins étayer…Chaque enseignant a fait une synthèse des propositions « à sa sauce ».

    Une semaine plus tard, nous nous sommes réunis chez les CP-CE1 pour valider une réponse commune et déclarer officiellement le compte à rebours final lancé.

    Le jour J, tous les élèves se sont à nouveau retrouvés chez les CP-CE1 pour participer à une journée de défis mathématiques divers que nous avons souhaités à la fois ludiques et motivants, et surtout adaptés aux différents niveaux de nos élèves (d’un petit niveau MS pour certains des miens à un très bon niveau CE1 pour ma collègue).

    1ere partie de la matinée : les 100 défis mathématiques

    Nous avons reparti à l’avance les élèves sur 4 équipes de niveau homogène. Dans chaque équipe, les élèves devaient, par binôme, résoudre un des petits défis mathématiques présenté sur une étiquette colorée de 10 par 10 cm (1 couleur par équipe), écrire leur réponse et aller afficher leur étiquette sur le poster collectif avant d’en tirer au sort un deuxième, voire un troisième pour les plus rapides.

    Mes collègues m’ayant donné leur accord pour partager ici les petits défis proposés, vous trouverez ci-dessous les 4 documents correspondants aux 4 niveaux repérés dans nos classes. Il s’agit par exemple d’écrire des nombres en lettres, d’en encadrer, de dénombrer des petites collections, de dessiner des collections, de compléter des bandes numériques, de résoudre des petits problèmes…..

    Télécharger les défis niveau 1 --> ICI

    Télécharger les défis niveau 2 --> ICI

    Télécharger les défis niveau 3 --> LA

    Télécharger les défis niveau 4 --> ICI

    Le résultat final est très valorisant pour les élèves …et pour les enseignants !

    La fête du 100ème jour d'école

    2eme partie de la matinée : les défis autour du nombre 100

    Pour permettre aux élèves de travailler en groupe et de confronter leurs stratégies, nous leur avons ensuite proposé de réfléchir à des défis autour du nombre 100. Nous en avons crée une dizaine, adaptés au niveau des groupes constitués (de 3 à 5 élèves par groupe), du simple puzzle à reconstituer à la situation plus complexe, exigeant de sortir de la classe et de s'organiser. En voici la liste ainsi que quelques photos en situation.

    1-Realiser 2 puzzles de 50 pièces

    2-Coller 100 gommettes

    3-Dessiner 100 doigts

    4-Réaliser une tour de 100 cubes

    5-Dessiner 100 bonhommes

    6-Accrocher 100 trombones

    7-Faire une collection de 100 billes

    8-Coller 100 post-it

    9-Remettre 100 cartes nombres dans l'ordre (celles du super jeu de Lutin Bazar -> ICI)

    10-Récolter 100 signatures dans l’école 

    11-Trouver 100 craies dans l’école

    La fête du 100ème jour d'école

    La fête du 100ème jour d'école

    La fête du 100ème jour d'école

    La fête du 100ème jour d'école

    La fête du 100ème jour d'école

    La fête du 100ème jour d'école

     

    La fête du 100ème jour d'école

     

    1ere partie de l’après-midi: la photo et les défis sportifs

    Pour débuter l’après-midi nous avons réunis nos 100 zozos dans la cour pour une photo souvenir. Elle est même parue dans le journal .

     

    La fête du 100ème jour d'école

    Ensuite, comme il était grand temps de se défouler, nous avons organisé quelques défis sportifs autour du nombre 100

    Par groupe de 10, il s'agissait de répéter 10 fois le même mouvement, voici quelques exemples...

    1-Sauter 10 fois sur placeLa fête du 100ème jour d'école

    2-Faire 10 pompes

    3-Faire 10 fentes

    4-Faire 10 tours sur soi-même

    5-Sauter 10 fois à la corde

    6-Et pour les adultes....lever 10 fois les bras (ben oui...on était fatigués...)

    Et pour finir, tout le monde s'est posté à un bout de la cour pour la traverser en faisant 100 petits pas de fourmis. Quelques tricheurs chaussant du 32 ont réussi à dépasser le maitre...cherchez l'erreur!

    Fin de journée : le bilan et le gouter

    De retour dans les classes des CP et CP-CE1, la journée s'est terminée par un gouter festif, lors duquel nous avons soufflé les bougies du 100eme jour!

    La fête du 100ème jour d'école

    Une journée éprouvante, longue à preparer (merci les collegues) mais vraiment valorisante pour les enfants. Le lien crée entre la CLIS et les autres classes en ressort renforcé. C'est un réel aboutissement du rituel, et elle permet de lui donner du sens et de le relancer pour la suite de l’année...En effet....si le 6 avril nous en sommes à 100 jours d’école...on en sera à combien le jour des grandes vacances ?

     J'ai oublié, qu’après les défis du matin, nos élèves ont eu à décorer leurs lunettes du 100eme jour, qu'ils ont tous revêtus avec plaisir lors du gouter! (photo de ma classe de l'an dernier).

    La fête du 100ème jour d'école

    Pour télécharger un patron de lunettes allez voir ---> ICI.

    Et pour d'autres idées faites un tour dans cette classe de CP --> ICI



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  • Je n'ai pas beaucoup été à l’école en juin, mais j'y ai récolté une des plus mignonnes de l’année!    


     Land art

    B. : J'ai adoré faire de la peinture avec les patelles...
    Après enquête...Ils n'ont pas peint avec des berniques...mais avec des paStels!

    Rituel de transition

    L. : Mais chuuut, faites moins de bruit!!!!!!!!!
    K. : Pourquoi ?
    L. :  Faut pas énerver la maitresse sinon elle va accoucher

    Et ma préférée....

    Evidence

    A. : (cherchant un jeu sur le site poisson rouge) Elle est ou la souris verte?
    B. : Ben, dans l'herbe!


    Et si vous ne connaissez pas (mais cela m’étonnerait), un petit lien vers le jeu en question : ICI


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